Actualités

Nouvelle-Aquitaine 

Projets et rationalisation chez Océalia

Agrodistribution | Publié le

La coopérative Océalia a présenté ses résultats le 7 décembre à Cognac. Elle affiche un chiffre d’affaires de 543 M€ en hausse, et multiplie les projets tout en rationalisant le modèle d’appro-collecte.

« Les enjeux réglementaires, avec la séparation conseil et vente, économiques, sociétales et envi­ron­ne­men­ta­les, ou encore la digitalisation vont impacter nos métiers, précise Thierry Lafaye, directeur général. Nous voulons anticiper, en améliorant notre compétitivité. »
« Les enjeux réglementaires, avec la séparation conseil et vente, économiques, sociétales et envi­ron­ne­men­ta­les, ou encore la digitalisation vont impacter nos métiers, précise Thierry Lafaye, directeur général. Nous voulons anticiper, en améliorant notre compétitivité. »

Le 7 décembre à Cognac, la coopérative, issue de la fusion de Charentes Alliance et Coréa, a organisé une conférence de presse pré-assemblée générale, pour présenter ses résultats. « Ce fut le deuxième exercice complet après la fusion, indique Thierry Lafaye, directeur général. Nous poursuivons la structuration du groupe, dans une année agricole qui reste difficile. »

CA groupe de 575 M€

La récolte 2017 fut meilleure que celle de 2016, ce qui lui a permis d’accroître son volume de collecte, avec à la clé un chiffre d’affaires de 543 M€, en hausse de 13 %, malgré une qualité très irrégulière. Le CA groupe atteint 575 M€, grâce à de bons résultats dans le domaine des vins et spiritueux, de la filière pop-corn, des jardineries et du transport, avec un résultat net groupe à 3,8 M€.

« La situation reste compliquée, que ce soit en élevage ou en grandes cultures, avec des prix toujours trop bas, analyse Agnès Buisson, responsable communication. Seule la viticulture s’en sort mieux. » Outre des mesures d’accompagnement, des retours économiques supplémentaires ont été décidés, avec une rémunération du capital social à hauteur de 2,5 %, des ristournes sur le résultat de la filiale pour les producteurs de pop-corn et sur le CA des aliments composés bovins, ovins, caprins pour les éleveurs.

Logistique repensée et e-commerce

La coopérative travaille à rationaliser son modèle d’appro-collecte. « Les enjeux réglementaires, avec la sépa­ra­tion conseil et vente, économique, sociétal et environnemental, ou encore la digitalisation, vont impac­ter nos métiers, précise Thierry Lafaye. Nous voulons anticiper, en améliorant notre compétitivité. D’un côté, on rationalise pour limiter les coûts et, de l’autre, on regarde la création de valeur, avec des services comme l’agriculture de précision. »

En appro, des investissements sont faits sur des plateformes centrales où les commandes sont préparées, puis livrées en direct ferme, ou sur des sites. Les sites existants sont passés à la loupe. « Progressivement, on va réduire le nombre de sites où il y a une activité appro », explique Thierry Lafaye. « Mais il n’y a pas de fermeture de site, appuie Agnès Buisson. La collecte reste, la proximité de livraison est essentielle. » Une réflexion sur l’e-commerce est aussi en cours. La première tranche du plan d’investissements en capacités supplémentaires de stockage et d’allotement, annoncé l’an passé, a été réalisée sur l’exercice.

Des services, du bio et des filiales viticoles

Les investissements dans les services supports se maintiennent, notamment dans la gestion des risques avec l’assurance de Bioline (InVivo), ou encore l’agriculture de précision, avec BeApi, dont la coopérative est parte­nai­re. Concernant les céréales bio, Océalia a annoncé que l’alliance avec Cap Faye et Sèvre et Belle sera prochainement élargie à d’autres acteurs locaux. Les volumes ont atteint 7 000 t de bio pour la collecte 2017. Au niveau du pôle viticole, deux filiales ont été créées : Les Caves Jules Gautret pour la valorisation en circuit­ court et l’œnotourisme, ainsi que DVS, société de portage des stocks d’eaux-de-vie.

Marion Coisne