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Nouvelle Aquitaine 

Maïsadour repart sur de bonnes bases

Agrodistribution | Publié le

Tous les voyants sont à nouveau au vert pour le groupe Maïsadour, qui a tenu son assemblée générale le 4 décembre, à Mont-de-Marsan (Landes) ; les deux crises aviaires sont maintenant passées et les efforts réali­sés pour les surmonter ont payé.

Philippe Carré, directeur général du groupe Maïsadour (à g.) et Michel Prugue, son président, ont présenté des résultats en hausse, lors de l’assemblée générale du 4 décembre, leur permettant de poursuivre leur feuille de route stratégique vers 2026. © F. BIAGGINI
Philippe Carré, directeur général du groupe Maïsadour (à g.) et Michel Prugue, son président, ont présenté des résultats en hausse, lors de l’assemblée générale du 4 décembre, leur permettant de poursuivre leur feuille de route stratégique vers 2026. © F. BIAGGINI

Un chiffre d’affaires stable à 1,3 milliard d’euros, un EBE qui a retrouvé son rythme de croissance à 52,7 millions d’euros, en hausse de 34 %, et un résultat net à 9,3 millions d’euros, en progression de 94 %... Après les deux crises aviaires qui l’ont fortement touché, le groupe Maïsadour a remonté la pente et affiche des résultats très positifs, qui vont lui permettre de poursuivre sa feuille de route stratégique vers 2026.

« Tout le monde a redoublé d’efforts pour sortir de cette mauvaise passe, il y a eu une mobilisation générale à tous les niveaux, se félicite Michel Prugue, le président. Nos partenaires financiers étaient à nos côtés et le groupe a été solidaire de ses adhérents, tant en matière de trésorerie que de soutien technique. »

Cession des magasins Gamm vert et Soumo

Le redressement des comptes n’empêche cependant pas Maïsadour de procéder à des réajustements et de céder pour cela sa branche de jardineries Gamm vert à InVivo. « Nous ne sommes pas parvenus à massifier suffisamment l’activité, ni à développer la dimension alimentaire, reconnaît le président. Nous cédons aussi nos magasins de motoculture Soumo à un autre réseau, sur lequel nous ne pouvons pas encore communiquer. Tous les points de vente seront gardés et les emplois préservés, soit sur site, soit par reclassement au sein du groupe. » Cette cession, qui porte sur 37 magasins, sera effective mi-2019.

Créer du lien avec les consommateurs

Maïsadour garde, en revanche, ses boutiques « En direct de nos producteurs », magasins d’usine relookés pour vendre en direct tous les produits issus de ses filiales. Lancée en mai dernier, l’enseigne compte aujour­d’hui trois établissements dans les Landes à Aire-sur-l’Adour, Saint-Sever et Saint-Pierre-du-Mont. Objectif : créer un lien plus fort entre ses adhérents et les consommateurs. Le groupe compte aussi développer la vente en ligne de ses produits, notamment via son site d’e-commerce Comtesse du Barry, une autre de ses filiales. Celui-ci a été élu meilleur site d’e-commerce de l’année, pour le secteur « épicerie fine et traiteur » par le magazine Capital.

Davantage de volailles en Périgord

Le groupe landais a également profité de son assemblée générale pour voter la fusion avec la coopérative Périgord Aviculture, à Boulazac (Dordogne). La structure regroupe 120 éleveurs, qui ont mis en place 3,2 millions de volailles en 2018, dont 2,8 millions pour Fermiers du Périgord, filiale de Maïsadour, et réalise 18,5 millions d’euros de chiffre d’affaires. Une opération qui permet de conforter la place de Maïsadour comme leader du marché du poulet jaune label rouge.

Co-construire des solutions

Enfin, en interne, le groupe a créé un baromètre de satisfaction pour ses adhérents et en a déjà interrogé 5 %, qui se sont révélés « globalement satisfaits ». « Nous avons surtout analysé les insatisfactions qui portent à la fois sur les revenus et sur de très fortes attentes en matière d’accompagnement sur les innovations et le conseil, détaille Michel Prugue. Au 1er janvier, nous allons créer une direction ʻʻadhérentsʼʼ, chargée d’apporter des solutions. Le mission de la coop était de gérer une production de maïs à 98 %, avec des outils efficaces et massifiés. Aujourd’hui, nous devons réaliser un redécoupage pour pouvoir traiter toutes les petites quantités d’espèces nouvelles pour nous. Cela demande de co-construire des solutions permettant de maîtriser les coûts. D’où la création du silo mobile Prox’Silo ou l’utilisation de gros transbordeurs pour livrer du champ au silo sécheur en direct, sans passer par un silo intermédiaire. L’innovation est permanente. »

Une nouvelle identité

Au programme également, une « nouvelle identité » pour le groupe qui se dote d’un logo rajeuni, conçu selon une « logique d’empreinte » (humaine, des cultures, de l’élevage, de la génétique) et de pérennité, donnant lieu au dessin de sillons sur le nom du groupe écrit en majuscule. Le choix d’une couleur chaude, l’orange, traduit l’optimisme et la convivialité. Le tout est accompagné de la signature « Notre culture, votre bien-être ». L’ancien logo aura été utilisé pendant 33 ans !

Florence Jacquemoud