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Dijon céréales dynamise ses offres Matif

Agrodistribution | Publié le

Le 7 novembre à Dijon, à l’occasion de sa 10e conférence des marchés, consacrée cette année à l’impact du changement climatique sur l’agriculture, la coopérative Dijon céréales a présenté les évolutions du club Matif et les nouvelles options sécurisantes pour 2019 (blé et colza).

Romain Gueritaine (à gauche) et Victor Moulins, les animateurs de la cellule Matif à Dijon céréa­les : « Nous pensons que la meilleure des solutions consiste à concentrer nos offres autour du prix de campa­gne. Libre à l’agriculteur d’adosser des modules à ce prix. » © A. BRÉHIER
Romain Gueritaine (à gauche) et Victor Moulins, les animateurs de la cellule Matif à Dijon céréa­les : « Nous pensons que la meilleure des solutions consiste à concentrer nos offres autour du prix de campa­gne. Libre à l’agriculteur d’adosser des modules à ce prix. » © A. BRÉHIER

L’impact du dérèglement climatique sur les cultures accentue la volatilité du marché. Dans ce contexte, la cellule Matif de la coopérative bourguignonne cherche à mieux coller aux attentes et aux profils de risque de ses adhérents. Pour la récolte 2019, deux nouvelles offres structurées, en parallèle du prix de campagne, s’ajoutent à la palette déjà existante.

Des options spécifiques pour les adhérents du Lab’

Un « Lab’ », destiné à proposer des options plus spécifiques que celles contenues dans l’offre de base, est également créé. Il répond aussi aux nouvelles exigences imposées par la réglementation européenne (direc­ti­ve européenne Mifid II). « Nous devons former davantage nos adhérents aux risques financiers. Cela légitime le rôle de la coopérative et protège l’agriculteur », explique Romain Gueritaine, animateur du club marché. Trois types d’options adossées à des prix de campagne, sécurisantes ou dynamiques, pourront être souscrites par les adhérents du Lab’.

Vers davantage d’engagements précoces

En aidant les exploitations à se couvrir contre la volatilité croissante des marchés, les nouvelles offres doivent­ aussi permettre à la coopérative de mieux organiser sa commercialisation et sa logistique. « Nous avons besoin de plus d’engagements précoces de la part des stockeurs, souligne Pascal Demay, directeur Céréales de Dijon céréales. Il s’agit de mieux prévoir pour sécuriser et valoriser nos débouchés, et anticiper leur exécution. » Actuellement, le débouché Moselle/Rhin est au point mort faute d’eau dans les canaux et les rivières.

Anne Bréhier