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Lait de chèvre 

Agrial dresse un bilan plutôt positif

Agrodistribution | Publié le

La branche laitière de la coopérative poursuit pour encore cinq ans son plan visant à recruter 100 nouveaux éleveurs et à accroître la collecte de 25 millions de litres, selon les annonces faites le 29 novembre à Niort lors du salon spécialisé Capr’inov.

« La marque Soignon (Agrial) concentre en France à elle seule les deux tiers de la croissance du marché des produits au lait de chèvre », constate Agrial qui doit sécuriser sa collecte pour assurer la croissance de ses débouchés. © A. DUFUMIER
« La marque Soignon (Agrial) concentre en France à elle seule les deux tiers de la croissance du marché des produits au lait de chèvre », constate Agrial qui doit sécuriser sa collecte pour assurer la croissance de ses débouchés. © A. DUFUMIER

Après deux ans de plan de développement de la filière de lait de chèvre visant à sécuriser ses approvisionnements, Eurial, la branche laitière d’Agrial, a dressé un bilan plutôt positif, le 29 novembre dernier, lors du salon Capr’Inov à Niort. La collecte des adhérents a augmenté de 5 millions de litres en deux ans et devrait atteindre 145 Ml au total en 2018.

Tendance à la baisse du nombre d’éleveurs

Cependant, en parallèle, le nombre d’éleveurs a plutôt eu tendance à chuter (600 actuellement annoncés contre 670 lors de l’ouverture du plan au Capr’inov de 2016), et l’objectif de hausse de la collecte sur un rythme annuel de 5 Ml n’a pas encore été atteint. Ainsi, Agrial a annoncé maintienir son plan à l’identique pour encore cinq ans avec les mêmes objectifs de départ ; recruter 100 nouveaux éleveurs et accroître de 25 Ml la collecte, y compris en lait de chèvre bio.

Accélérer le plan de développement

« L’augmentation de nos débouchés et le renouvellement indispensable d’une part importante de nos éleveurs arrivant en retraite vont nous amener à accélérer encore notre plan de développement », anticipe Mickaël­ Lamy, le président du métier Chèvre d’Eurial. De fait, en 2019, le développement de la collecte devrait s’accélérer à +3 Ml dans l’année en comptant sur 16 installations nouvelles et 11 projets de développement.

Constituer une « ceinture caprine »

Le paradoxe industriel auquel doit faire face Agrial avec une hausse de ses débouchés d’une part et une collecte déficitaire de l’autre, la laiterie le résout également par une stratégie de développement et de parte­na­riats en Espagne, en Italie, et plus récemment en Allemagne et au Benelux avec le projet de rachat de Rotkäppchen, le n° 1 allemand du fromage de chèvre. Pour Mickaël Lamy, « une ʻʻceinture caprineʼʼ est ainsi constituée afin de mieux protéger nos adhérents et nos positions sur le marché français, tout en créant de la valeur dans ces pays ».

Alexis Dufumier