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Centre-Val de Loire 

La Scael se veut rassurante sur son trading

Agrodistribution | Publié le

Le groupe coopératif d’Eure-et-Loir a tenu son assemblée générale le 5 décembre à Chartres. Les résultats sont corrects, malgré la chute de l’activité trading.

Jean-Sébastien Loyer, directeur général de la Scael, souhaite développer des partenariats avec d’autres coopératives pour être plus efficient. © A. RICHARD
Jean-Sébastien Loyer, directeur général de la Scael, souhaite développer des partenariats avec d’autres coopératives pour être plus efficient. © A. RICHARD

Avec 3 millions de tonnes de céréales commercialisées, la Scael affiche un chiffre d’affaires de 704 millions d’euros pour 2017-2018. Une année « normale », après l’année catastrophique de 2016. Le bilan de la coopérative est conforme à la moyenne, avec 750 000 t de grains collectés, et un CA de 128 M€.

Début de campagne 2018-2019 bien parti


En revanche, l’activité trading, avec la filiale Lecureur en particulier, a nettement chuté. Les volumes étaient présents, mais la perte de certains débouchés, le fret, les grèves SNCF ont impacté le chiffre d’affaires, avec une baisse de 100 M€, à 498 M€.

Jean-Sébastien Loyer, le directeur général du groupe, se veut rassurant. « Le trade est très bien reparti en ce début de campagne 2018-2019. Et le rapprochement avec Sénalia va permettre d’optimiser la logistique et d’augmenter notre capacité d’élévation et donc d’ouvrir de nouveaux débouchés », a-t-il expliqué en marge de l’assemblée générale.

Baisser les coûts d’intermédiation

Outre le rapprochement avec l’union de coopératives sur le port de Rouen, la Scael travaille aussi avec d’autres coopératives de son territoire. Historiquement en lien avec Interface et Bonneval Beauce et Perche, elle a mis en place de l’échange pour compte en maïs avec Axéréal, avec toujours en ligne de mire la diminution des coûts d’intermédiation.

« Nos coûts ont baissé d’1 €/t. Notre objectif est d’atteindre 2 €/t, mais les délais administratifs pour ouvrir de nouvelles plateformes sont très longs. L’impact devrait être visible en 2019 », ajoute le directeur général. Six silos ont ou vont être fermés et sept plateformes ont été construites ou agrandies.

L’agri-quartier Olis d’ici cinq à sept ans


Parmi les 53 silos de la Scael, un est emblématique. Il s’agit de celui de Lucé Malbrosses, aux portes de Chartres, qui va être reconverti en « Agri-quartier ». Lancé il y a un an, le projet Olis comporte 250 logements, un restaurant, un lieu de vente, une ferme urbaine, un fabLab agricole… Les études techniques et énergétiques sont finalisées. La dépollution du site va commencer. La ferme urbaine, qui utilisera des techniques innovantes comme l’aquaponie, pourrait produire des champignons et d’autres légumes.

Pour ce projet inédit en France, la coopérative joue le rôle de chef d’orchestre et se rapproche de différents partenaires. La ferme urbaine d’Olis devrait voir le jour dans trois ans. L’écoquartier devrait être livré dans cinq à sept ans, pour un budget d’environ 30 M€.

Aude Richard