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Centre-Val de Loire

La Caproga enclenche son plan d’investissement de 25 M€

Agrodistribution | Publié le

Malgré la perspective de la séparation du conseil et de la vente, Caproga injecte 25 M€ sur cinq ans dans la rénovation et la construction d’installations pour accompagner la croissance de sa collecte.

Julien Dugros, directeur appro et collecte, Sébastien Marty, directeur général, et Jean-Michel Billault, président de la Caproga. © R. FOURREAUX
Julien Dugros, directeur appro et collecte, Sébastien Marty, directeur général, et Jean-Michel Billault, président de la Caproga. © R. FOURREAUX

Lors de son assemblée générale à Amilly (Loiret), le 4 décembre, la coopérative de Montargis a confirmé le démarrage de son plan d’investissement de 25 millions d’euros sur cinq ans. « La croissance de notre collecte, + 10 % en cinq ans, a été plus forte que celle de notre capacité de stockage », justifie Sébastien Marty, nouveau DG de Caproga depuis février, à la suite du départ à la retraite de Patrice Leloup.

Sur l’exercice 2017-2018, le groupe Caproga a en effet enregistré une récolte record de 638 000 t malgré les difficultés d’exécution lors de la deuxième partie de campagne qui ont généré un doublement du stock de report. Il a dégagé un chiffre d’affaires de 154 M€ (+ 15 %) pour un résultat net de 3,4 M€ (+ 50 %).

Deux nouveaux silos pour 2020

« Nous nous devons d’adapter notre capacité de stockage, de rendre les silos plus performants et de répondre aux besoins d’allotements croissants », explique Sébastien Marty, en annonçant le démarrage cette année de la production de farine sous charte Barilla et le lancement pour l’année prochaine de ventes de blé sans insecticides de stockage.

Ainsi, outre un programme de rénovation des dépôts d’engrais et la mise aux norme d’installations, Caproga prévoit pour la collecte 2020 un nouveau silo de 12 000 t à Sépeaux, un autre de 11 000 t à Saint-Hilaire-sur-Puiseaux et la conversion au bio d’un deuxième silo, à Châteaurenard, aujourd’hui utilisé pour le colza.

La Caproga choisit le conseil

Ces investissements ne sont pas remis en cause malgré l’actualité pesante pour le secteur. Concernant la suppression des 3R d’abord, Julien Dugros, depuis cette année directeur appro et collecte, a évoqué « un modèle de négociation avec nos fournisseurs à réinventer ».

Quant à la séparation du conseil et de la vente de phytos, elle a suscité un certain nombre d’interventions des agriculteurs en AG. Dans la présentation actuelle de l’ordonnance, Caproga s’orienterait vers le maintien du conseil aux adhérents, étant donné son réseau d’expérimentation, l’expertise de ses techniciens, appelés chefs de centre, et le développement des cahiers des charges de ses clients.

« Nos adhérents en assemblées de section se sont d’ailleurs montré très attachés à la compétence et à la réactivité de leurs techniciens », fait savoir Jean-Michel Billault, président de la coopérative. Lequel, tout en espérant une évolution favorable sur ce dossier, a conclu : « Notre priorité, c’est le conseil, mais on va tout faire pour avoir un accès privilégié aux produits. »

Renaud Fourreaux